Stage Boussole pour les terminales, ne pas manquer le 20 février!

A tous les élèves inscrits au stage Boussole les 26 et 28 février.

Nous rappelons que les élèves sont attendus à une séance pour rencontrer leur étudiant pilote :

le 20 février de 18h à 20h à Uni Mail en salle M R280.

Toutefois, si les élèves ont rencontré leur étudiant pilote avant le 7 février et qu’ils ont déjà leur horaire, ils ne sont pas tenus de venir à ces séances.

 

EHL, les clefs de la réussite!

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Ce mardi 05 février 2013, 35 élèves du secondaire étaient présents pour recevoir les précieux conseils de Daniel Aksioutine qui, après 12 années à Florimont (« une très bonne école qui nous prépare très bien à ce qui viendra après ») a intégré l’EHL. Il en est devenu ambassadeur et travaille aussi comme assistant au recrutement (département des admissions). Dans ce rôle, il participe aux entretiens de sélection. Une place idéale pour venir parler à nos élèves des exigences et des voies ouvertes par l’EHL.

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Première école hôtelière fondée en 1893, avec 20 élèves au début, l’EHL est bien une université. Elle est devenue une école de gestion et de management. Ce n’est  donc pas une école de cuisine ou de service, mais une école de gestion avec une touche hôtelière.

La première année (année préparatoire) sert à découvrir ce qu’est le quotidien des personnels qui seront peut être un jour encadrés par les futurs diplômés de l’école. L’année préparatoire est intégrée au cursus mais ne compte pas dans le programme du Bachelor proprement dit.

On entre ensuite en première année de Bachelor. On suit alors des cours proches de ce qui se fait à l’HEC Lausanne (macroéconomie, marketing, comptabilité). A cette différence près que l’évaluation ne se fait pas seulement sur l’examen final mais aussi par un contrôle continu fait de travaux de groupe et de présentations orales pour l’essentiel. Il faut donc se préparer à une charge de travail conséquente au jour le jour. On apprend beaucoup à l’EHL : on doit souvent faire des présentations, des travaux de groupe et, lorsque les échéances se bousculent et que la tache devient insurmontable, développer des capacités d’improvisation…

Une des spécificité de l’EHL est l’importance des travaux de groupe. Des groupes désignés aléatoirement en première année et qui changent d’une matière à l’autre. C’est par cette nécessité de travailler à plusieurs que l’on apprend, en pratiquant, la répartition des tâches, le repérage des talents des uns et des autres. Cette façon de travailler rend aussi essentiel de s’habituer à des mentalités, des cultures, des façons de voir différentes. Daniel, d’origine ukrainienne et russe, né à Genève, souligne d’ailleurs que l’ouverture au monde est importante pour parfaitement s’intégrer à une école au recrutement très international.

En deuxième et troisième année, on peut soi-même constituer son groupe. Il est important alors de travailler avec ceux qui ont un bon niveau, mais sans perdre de vue que, dans la durée, les affinités personnelles jouent un rôle central. Combien de groupe excellents sur le papier terminent l’année proches de l’éclatement…

La deuxième année du Bachelor se réparti en trois modules, mais bientôt deux (dans le cadre de la semestrialisation): marketing et finance Dans le module marketing : les étudiants doivent mener à bien un projet : pour Daniel et ses 5 coéquipiers, c’était l’audit d’un hôtel. Le module finance se réparti en 5 semaines de cours et 5 semaines de mise en pratique. Daniel devait créer (virtuellement) un hôtel dans une ville du monde donnée par les professeurs.

On doit aussi réaliser un stage administratif (assistant manager pour Daniel). Durant ce stage, l’étudiant ayant de lourdes responsabilités, les entreprises regardent d’abord le sérieux de l’école. L’EHL est pour cela un très bon laisser passer. Les stages se font dans tous les domaines, mais c’est un gros travail de trouver un stage, avec comme exigence de bien garder ce que l’on tire de ce stage, en prenant l’opportunité de faire quelques chose d’un peu fou.

De retour de stage il reste à choisir une spécialisation dans la finance (calculs, maths), le marketing (gestion) ou l’entrepreneuriat (plus propre à l’école).

Enfin on choisit un dernier travail qui peut consister en un mémoire ou un un student business project (mandaté par une entreprise, c’est un travail de groupe).

Et pour finir quelques conseils pratiques :

Les stages…

Il faut avoir fait un stage au moment de l’application (bien anticiper les contraintes de calendrier pour ceux qui passent la matu!). Il y a deux rentrées. Pour ceux qui veulent commencer directement sans année sabbatique, il est préférable de rentrer en février.

Les compétences extra scolaires sont essentielles, tant au moment du recrutement que durant les déroulement des études.

L’anglais…

L’anglais est très important : la section anglophone est plus internationale, « on a un bon niveau en anglais en sortant de Florimont, pourquoi ne pas s’en servir ». Pour intégrer l’école, il faut remplir une de ces conditions:

– un TOEFL (80 en section francophone, 100 en section anglophone )

– IELTS (6 en section francophone, 7 en section anglophone). Avec le IELTS, on a les résultats plus vite et on passe l’examen oral avec un professeur (et non pas seulement un ordinateur)

– un Certificate in Advanced English délivré par Cambridge ESOL (English for Speakers of Other Languages). Il est plus compliqué à obtenir.

– obtenir une dispense en justifiant de 6 ans d’études secondaires en anglais.

Les journées de sélection…

Avant d’être convoqué à une journée de sélection, l’EHL va se référer aux résultats scolaire mais commencer aussi à regarder globalement ce qui ressort du parcours de chaque postulant. Sur le plan scolaire, on regarde les notes, notamment en mathématiques. Daniel se dit content de ne pas avoir abandonné maths forts en terminale matu car, même si ce n’est pas un prérequis, cela l’aide pour comprendre les formules en finance.

Les journées de sélection se composent d’un entretien avec un professeur et un étudiant, d’un jeu de rôle (mise en situation) et d’un test analytique sur ordinateur. Durant les pauses, les postulants sont scrutés sur le campus, leur attitude, leur façon d’être en apprend beaucoup aux chargés de recrutement…

Durant cette journée, il faut montrer « l’image la plus professionnelle de vous ». Il faut venir en connaissant bien ses forces et ses faiblesses et être capable de valoriser ses expériences tant scolaires (vos travaux de groupes par exemple) que professionnelles (les stages réalisés). Il faut aussi bien connaître l’école et savoir pourquoi on veut y aller.

Concernant le dossier : un conseil aussi « faites vous même votre lettre, sinon cela se voit tout de suite ».

EHL 5 fev 2013

Postbac… C’est parti!

Le site admission post bac est ouvert: retrouvez pour commencer notre article sur le sujet.

Pour les élèves de Florimont, le numéro de référence de l’école est le numéro à 7 chiffres 1400015F.

Vous devez aussi recopier le numéro d’inscription qui figure à droite sur le relevé de notes de première.

Il ne faut pas noter le n°INE (même s’il est demandé sur postbac) qui se trouve sur l’attestation de la confirmation d’inscription (papier bleu-vert) mais bien le numéro d’inscription encadré qui se trouve en haut à gauche sur ce document bleu-vert (si ça ne fonctionne pas, entrez ce chiffre sans le premier zéro).

Pourquoi et comment devenir médecin ? Un moment d’échange avec M. Hartley, Professeur à la Faculté de Médecine de Genève.

Lundi 21 janvier 2013, ils et elles étaient 44 pour poser un jalon dans leur parcours d’orientation.

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Vous retrouverez ici les questions discutées autour des études de médecine avec M. Hartley, qui nous a fait le plaisir de sa présence pour une heure de grande richesse.

Pourquoi devenir médecin ?

L’influence des médecins des séries télés ? Bien gagner sa vie (du moins dans les sociétés occidentales) ? D’abord aider les gens, sauver des vies, avec la lourde responsabilité d’avoir la vie de quelqu’un entre les mains.

Exercer le métier de Médecin c’est exercer un métier avec de grosses responsabilités et choisir des études difficiles. « Il faut avoir de la motivation sinon on va perdre son temps ». C’est entrer dans des études longues : prolonger d’au moins 10 ans vos études à Florimont (mais bien d’autres métiers exigent des études longues…)

Nos sociétés ont de plus en plus besoin de médecins, notamment du fait du vieillissement de la population. Des médecins qui sont répartis entre cabinet, cliniques privées et hôpital public. Un métier de plus en plus féminisé.

Comment devenir médecin ?

Il faut d’abord étudier la médecine humaine (appellation officielle de la discipline principale). Si l’on fait des études de médecine dans un pays, des équivalences sont très souvent disponibles pour poursuivre ces études ou exercer dans un autre pays.

Les études de médecine à Genève se déroulent au CMU (centre médical universitaire, en face des HUG, Hôpital cantonal de Genève).

Elles commencent par trois années de cours d’abord théoriques, puis trois années d’études surtout pratiques: on apprend beaucoup en suivant quelqu’un qui maîtrise les gestes. 6 ans de travail au total pour un Bachelor et un Master. Mais on ne peut pas encore exercer comme médecin indépendant. Il faut passer une spécialisation, soit 5 années minimum de formation post-grade.

Plus en détail, les études en médecine supposent dans les premières années une solide formation en science (biochimie, fonctionnement des cellules et organes, études des grands systèmes).

L’Etat de Genève a imposé que tout le monde puisse tenter sa chance en première année. Il n’y a pas la difficile sélection qui existe dans d’autres universités. Conséquence : les portes sont ouvertes au plus grand nombre, mais les infrastructures de la faculté de médecine (prévues pour 350 étudiants) sont parfois dépassées (salle de cours, visioconférence, bibliothèque). Et la selection au terme de la première année est brutale: 60 à 65 % des candidats sont exclus suite à la première année.

Seuls les étudiants qui ont les plus grandes capacités de synthèse et d’apprentissage ont des chances de franchir le couperet de la première année. Une centaine d’étudiants passe la première année, pour des études toujours chargées mais plus intéressante.

La faculté de Genève s’appuie sur des groupes d’apprentissage. C’est l’apprentissage par problème : des groupes de 6 ou 8 animés par les étudiants eux-même supervisés par des professeurs. Au-delà des matières théoriques, l’idée est d’apprendre à raisonner comme des médecins, résoudre à plusieurs des problèmes complexes.

Plus on avance dans les études et plus le contact au patient gagne de l’importance. Une fois le Bachelor obtenu, on a le droit de mettre la blouse blanche et le stétoscope ! Le Master est très majoritairement orienté vers la pratique, avec notamment des stages cliniques (rotations de 4 ou 8 semaines dans tous les services de l’hôpital). En troisième année de Master, les étudiants doivent faire des stages dans la branche qui les intéresse le plus (stages au choix en gynécologie, chirurgie, immunologie…).

Après le Master, il faut faire une formation postgrade pour obtenir le titre de médecin validé par la FMH. On peut aussi prolonger cette spécialisation d’une recherche clinique pour obtenir le titre de MD PHD. On devient médecin chercheur, on imagine les thérapies, on aide les gens autrement. Mai seulement 5 médecins sur 100 vont prendre une direction de recherche.